Atelier "Des photos et des mots" à l'abbaye de Daoulas (29) avec Léa Emo-Dambry des "Chemins du patrimoine"

Publié le 24.07.2019
Les ateliers photographiques organisés à l’Abbaye de Daoulas par l’EPCC « Les Chemins du patrimoine » et animés par le photographe Philippe Andrieu s’adressent à des jeunes mineurs isolés étrangers qui sont sous la responsabilité du Conseil départemental, chargé de la protection des mineurs. Léa Emo-Dambry, responsable de la médiation pour les chemins du patrimoine nous présente le projet.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le projet de l’atelier « Des photos Et des mots » à l’abbaye de Daoulas ?

Depuis 2014, l'Abbaye organise avec la commune de Daoulas des Balades photographiques. Nous voulions leur donner corps et que la pratique photographique prenne toute sa place. Aussi pendant 3 semaines, le photographe Philippe Andrieu accompagne un petit groupes de jeunes dans leur découverte de la photographie et de Daoulas. Histoire de la photographie, visites, utilisation technique, exercices pratiques, expression libre, post-production, ... L'approche est plurielle ! 

Le programme s’adresse à des mineurs étrangers isolés. Comment les contenus du programme ont-ils conçu pour s’adapter au plus juste à ce public ?

L'idée est justement de ne pas traiter ces jeunes différemment. D'ailleurs, Français ou étrangers, avec les smartphones, très peu d'ados savent utiliser un appareil photo.  Philippe Andrieu les laisse donc prendre toute leur place et exprimer leurs envies photographiques, même si bien sûr il sait vers où il les mène. En tout cas leur curiosité, leur envie de découverte et leur enthousiasme pour Daoulas achève de nous convaincre de l'intérêt de ce projet et de faire participer ces jeunes.

Combien d’adolescents ont déjà bénéficié de cet atelier ? Quelles sont les perspectives ?

L'an dernier 8 adolescents en ont profité et leur exposition a déjà beaucoup voyagé dans le Finistère. Cette année, ce sont 8 nouveaux jeunes qui participent à l'atelier Des Photo et des Mots. Nous avons évidemment envie de continuer l’aventure et l'atelier dépend tellement des participants que d'une année sur l'autre, rien ne peut se ressembler.

Avez-vous une anecdote particulière à nous faire partager ? 

Iffra qui arrive du Mali s'est laissé aller à une confidence : "c'est tellement beau, je construirais bien ma maison dans le jardin"...